Une histoire sans prédestinée

Je n’ai pas commencé par le soin, ni par la parole.
J’étais promis à études supérieures, et ce fut finalement une voie artisanale, la coutellerie, qui m’adopta.
Loin des mes premières amours, les lettres, la science, le moins intéressé de ma famille à tout ce qui avait attrait au manuel, je commençais à découvrir le pouvoir fascinant des mains et de ce qu’elles rendent possible à l’âge de 21 ans.
Créer un couteau, c’est chercher la ligne juste, invisible, entre la forme et la fonction. C’est écouter ce que la matière demande. Ce que le geste exige. Pendant sept ans, j’ai été artisan coutelier. Je fabriquais des pièces uniques, au plus près de la main, du quotidien.

Dans ce travail, il y avait déjà tout : le silence, la présence, l’attention, la répétition patiente. Et une forme de rigueur que je retrouve aujourd’hui dans l’accompagnement : ne pas forcer, mais accompagner ce qui veut naître.
Du geste au toucher, du faire à l’être.

Des couteau aux soins

Le passage vers le soin s’est fait sans préméditation.
Il y a eu des rencontres. Des lecture. Des suggestions.
Une évidence intérieure qui s’est imposée, non pas comme un projet, mais comme ce qui est.


Je me suis formé au clair-ressenti et aux soins énergétiques tout d’abord.
Fasciné par une lecture différente de la perception des corps subtils, j’ai longtemps été mon propre terrain d’exploration : déséquilibres, énergétiques, sensations, manifestations… J’ai appris à écouter autrement.
Ce n’est pas spectaculaire. Ce n’est pas ésotérique. C’est un autre niveau d’écoute, plus profond, plus nu, plus intérieur.

Le corps matière, enfin.


Jamais je n’aurais imaginé pratiquer le massage. Ma pudeur me le rendait impensable.
Et puis, au cours d’un stage de posture et de massage thaï, quelque chose a basculé.
Je devais être simple sujet d’exercice. Je suis devenu élève
J’ai été happé.
Cette pratique est aujourd’hui une part essentielle de ce que je propose.

Avec le temps, ma pratique est devenue plus simple, plus directe. Aujourd’hui, j’accompagne par le corps, par la présence, par la parole quand elle est juste. Il ne s’agit pas de « faire du bien », mais de créer un espace où quelque chose peut se dénouer, se redresser, s’éveiller.
Une quête de vérité

Un chemin intérieur vivant.

Ma recherche intérieure ne s’est jamais limitée à la pratique corporelle.
Elle est nourrie par une tradition : celle du Vedānta, transmise par Richard Jimenez, dans la lignée d’Arnaud Desjardins et Swami Prajnanpad.
Elle est aujourd’hui vivifiée par un groupe d’enseignement auquel je participe : Sangha. C’est une voie exigeante, qui ne laisse pas de place aux demi-mesures.
Sa seule promesse : la responsabilité radicale de se voir tel qu’on est.
Sa seule injonction : VOIR avec tendresse.



Je reçois en individuel,
en lien étroit avec le corps :

— travail corporel unifiant
— lecture énergétique
— accueil de l’émotionnel profond
— mise en conscience des mémoires ou schémas agissants





Sébastien Mozul
Thérapeute corporel, artisan du subtil
Nord Drôme

Rien à faire. Rien à obtenir.
Juste laisser Être.